Même si le sel est indispensable à la vie et ne peut pas être éliminé totalement de l’alimentation, il augmente les risques de maladies cardiovasculaires, de maladie rénale, de cancer de l’estomac et d’ostéoporose — entre autres – lorsqu’il est consommé en excès. De plus, le sel favorise la rétention d’eau dans les tissus et accélère le vieillissement prématuré des cellules.

Ce sont donc de bonnes raisons pour limiter fortement la consommation de sel de table qui est un sel raffiné contenant essentiellement du chlorure de sodium souvent iodé et fluoré.

5 g de sel par jour

La consommation quotidienne recommandée de sel ne devrait pas dépasser les cinq grammes par jour mais les études scientifiques montrent que nous en prenons largement le double de cette quantité, chaque jour, sous forme visible et cachée dans l’alimentation transformée.

Aussi, il est nécessaire de ne pas ajouter de sel alimentaire lors de la cuisine et de préférer des condiments sans sel pour relever le goût des plats sans mettre la santé en danger.

Utilisez, par exemple : le vinaigre balsamique, le jus de citron, les fines herbes et herbes de Provence, les préparations d’aromates ou d’épices sans sel ajouté, le curcuma, le paprika, le cumin, le poivre (blanc, gris, noir, ..), le gingembre, le safran, la noix de muscade, la cannelle, le piment de Cayenne, le curry, l’ail, l’échalote ou l’oignon haché finement, la moutarde maison, etc.

Analysez attentivement les valeurs nutritionnelles de chaque repas.

Méfiez-vous si la quantité de sodium — l’un des éléments formant le sel — excède les ± 350 mg par portion ou ± 120 mg d’un aliment par 100 g alors que les apports suffisants recommandés en sodium sont en moyenne de 1300 à 1500 mg par jour − et encore moins pour les personnes de plus de 70 ans, les bébés et les enfants.

De plus, l’apport maximal de sodium pour un adulte ne devrait pas être de plus de 2300 mg par jour. Malheureusement, nous en consommons facilement plus de 4000 mg, sans forcément nous en rendre compte, alors que le sel est absolument partout.

Pour calculer la quantité de sel dans un produit, multipliez la valeur du sodium obtenue sur l’emballage par 2,5. Ainsi, 1000 mg de sodium, c’est déjà environ 2,5 g de sel consommé !

Aussi, si le fabricant ne donne pas la valeur du « sel », « sodium » ou « chlorure de sodium » de son produit, lisez la liste des ingrédients pour repérer le sel ou autre ingrédient à base de sodium. Comparez ensuite avec des marques concurrentes pour vous aider à faire le meilleur choix.

Du sel partout ! Que faut-il manger ?

D’une manière générale, préférez les produits bruts / non transformés, préparés sans sel ajouté, réduits en sel et faibles en sodium ( ≤ 120 mg par 100g). Délaissez les boissons gazeuses et industrielles, les aliments transformés, salés, fumés, déshydratés, séchés, marinés et fermentés.

Au menu : eau minérale avec moins de 15 mg de sodium par litre, thé, café, infusions, chocolat chaud maison préparé avec du lait, du cacao pur (ex. Van Houten) et un peu de sucre, jus de fruits ou de légumes maison, potages maison, fruits, légumes, légumes secs, fruits oléagineux sans sel ajouté, viandes fraîches et surgelées non transformées / non fumées / non marinées, abats, volailles, poissons frais ou surgelés (nature), œuf, pomme de terre, pains & biscottes et autres produits céréaliers pauvres en sodium, farines, quinoa, riz, semoule, tapioca, cacao pur, chocolat noir, miel, confiture, huiles végétales, beurre sans sel, lait et boissons végétales pauvres en sodium, yaourts et fromage blanc, certains fromages comme le fromage à tartiner type Philadelphia, l’emmental, le comté, le Beaufort, la mozzarella et le cottage, …

À vos étiquettes et bonne chasse au sel mais aussi au sucre et aux graisses saturées !

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